Article de Nord Eclair du jeudi 5 juillet

Le collectif propose aussi des mesures draconiennes pour lutter contre l’insécurité routière.

 Le Collectif contre les nuisances routières veut alerter les pouvoirs publics sur les problèmes de l’environnement dans la métropole lilloise. Paul Astier, vice-président de la communauté urbaine en charge du déplacement urbain, devrait recevoir une série de questions de l’association. 

La réunion du collectif contre les nuisances routières, dont les statuts ont été déposés en préfecture du Nord en décembre, s’est déroulée salle Alphonse Lœul (RONCQ) et a dé­bouché sur une série de questions( 12) que l’association souhaite poser a Paul Astier, maire de Bondues, réélu vice-président de la communauté urbaine en charge du plan de déplacement urbain (PDU).

Ces questions vont du scepticisme quant à l’application des recommandations émises (modérer la vitesse, ré­duire le bruit routier, la pollution automobile, évolution des réseaux en fonction du développement de la ville), à l’installation de zones “30” et la participation aux définition de micro-PDU.  

Une vingtaine de personnes autour de la table représentant 9 associations. Caché par M. Dizy, l'assistant parlementaire de M. Delnatte. M Francis Masquelier, vice-président a pris la parole dans un débat animé.

Mesures draconiennes

Le collectif s’appuie aussi sur un rapport de la député Annette - Peulvast-Bergeal, Villes un air trompeur. Dans son rapport, la députée met en avant l’amélioration de la qualité de l’air, tout en notant que les citoyens sont plus sensibilisés aux dangers de la pollution. Pour preuve, les actions menées ces derniers mois par le collectif participation à une réunion d’information sur l’A22 en décembre, sur les transports de marchandi­ses en février, organisation de la journée contre l’insécurité routière, fin mars.

Sur ce point, le collectif pro­pose des mesures draconien­nes pour permettre une ré­pression plus sévère. « Contre la vitesse excessive, la répression policière semble la seule méthode dissuasive, note Hervé Dizy. Mais elle est forcément limitée par les effectifs policiers. » Il propose trois mesures.

La plus spectaculaire, la mise en place d’une « boîte noire » , qui pourrait même signaler aux conducteurs les dépassements de la vitesse autorisée.

La plus difficile à faire com­prendre aux constructeurs automobiles la limitation de la puissance des automo­biles pour les jeunes conducteurs comme c’est le cas ac­tuellement pour les motos. Le collectif voudrait aussi imposer un contrôle technique dès qu’une modification est apportée au véhicule.

Idées farfelues? Certains le penseront, en oubliant qu’en 74,un candidat écologiste passait pour un doux dingue parce qu’il disait que nous serions menacés par la pollution atmosphérique. René Dumont, c’était lui est mort il y a peu. Et 25 ans plus tard, au quotidien les habitants du secteur nord-est vi­vent les effets pervers du développement du trafic automobile..

Michel Vieux