Philippe Mouton, président de Eco Vie Comines, vice président du collectif transfrontalier Lys Deûle Environnement lit pour nous le journal Standaard du 24-02-06


De source sûre : Le Gouvernement flamand n'a pas fait un texte sur l'A24, par principe. Il ne le fera qu'à partir du moment où il reçoit un texte, une étude, une proposition concrète de la part du gouvernement français.
Par le fait qu'il y a des actions dans le Westhoek belge (entre autres par le Boerenbond - la Ligue des Cultivateurs - et par Natuurfonds Westland - groupe de protection de la nature - ...), Monsieur Yves Leterme, Ministre-Président du Gouvernement Flamand s'est adressé hier à la presse.

 

Dans le journal "De Standaard" de ce matin (24 février 2006) est relaté cette rencontre :

 

De Franse overheid onderzoekt op dit ogenblik vier opties voor de aansluiting met België. Een van die opties is een verbinding via Steenvoorde rn de grensovergang in Callicannes langs Poperinge naar Ieper. Maar volgens de Vlaamse minister-president kan van dat tracé geen sprake zijn. "Voor dat tracé moet een nieuwe snelweg worden aangelegd die de Westhoek doormidden klieft, en dat kan niet. Ik vind dat we erg behoedzaam met de open ruimte in de Westhoek moeten omspringen: een nieuwe snelweg zou het landschap heel wat schade berokkenen. Bovendien gaat het enkel om transitverkeer, dat voor de regio geen enkele meerwaarde" heeft".
"Ik wil in de eerste plaats de onrust over dit dossier wegnemen", zegt de minister-president. "Er is door beide regeringen een gemeenschappelijke studie besteld en als daaruit blijkt dat er nog andere mogelijkheden zijn, wil ik die zeker in overweging nemen. Maar het gaat om Vlaams grondgebied en een verbinding via Steenvoorde en Ieper zal ik nooit
goedkeuren".

 

Traduction :
"De Standaard" 24 février 2006
Pas d'A24 dans le Westhoek
Les autorités françaises étudient à ce moment quatre options pour une liaison avec la Belgique. Une de ces options est la liaison par Steenvoorde et le passage de la frontière à Callicannes vers Poperinge et Ypres. Pour le ministre-président flamand ce tracé est hors de question.
"Pour ce tracé, une nouvelle autoroute doit être construite qui coupera le Westhoek en deux. Cela n'est pas possible. Je trouve que nous devrons être très prudents avec l'espace ouvert du Westhoek: une nouvelle autoroute causerait des dommages au paysage. En plus, il s'agît uniquement de transports en transit, qui n'apporte aucune plus-value pour la région".
"Je veux en premier lieu dissiper l'inquiétude autour de ce dossier" dit le ministre-président. "Les deux gouvernements ont commandé une étude commune et s'il ressort de cette étude qu'il y a encore d'autres possibilités, je veux certainement les prendre en considération. Mais il s'agît du territoire de Flandre et une liaison par Steenvoorde et Ypres n'aura jamais mon approbation".

 

Yves Leterme, ministre-président du gouvernement flamand, est catégorique
« Pas d’A24 dans le Westhoek »
Yves Leterme, a exprimé son opposition à tout tracé de la future A24 passant par Steenvoorde, puis Callicanes et rejoignant Ypres et Poperinge.


– Quels sont les raisons qui vous poussent à refuser les deux tracés du projet d’A24 passant par Steenvoorde, Callicanes, puis Poperinge et Ypres?
«Mon choix est guidé par le fait que le Westhoek flamand est une des dernières régions où le paysage est intact. Je ne veux pas qu’elle soit ainsi traversée, coupée en deux. Une nouvelle autoroute causerait des dommages environnementaux, le paysage serait très modifié, sans parler des conséquences pour l’agriculture. En plus, comme je l’ai déjà exposé, il s’agit uniquement de transports en transit, qui n’apportent aucune plus-value à la région.»
– Les panneaux d’opposition fleurissent depuis quelques mois autour de Poperinghe. La population flamande semble partager votre point de vue… «J’ai pris cette décision, communiquée au gouvernement français, dans l’intérêt commun. Même si certains milieux économiques ont vu des avantages dans cette liaison, ils ne font pas le poids face à l’importance de la conservation du paysage du Westhoek.»
 

– Comment avez-vous eu connaissance du projet d’A24?
«J’ai appris cela par voie de presse voici quelques mois, ainsi que par le bourgmestre de Poperinghe. J’ai trouvé cela un peu cavalier, je pensais être contacté de manière officielle, dans les formes de circonstance, même s’il se peut qu’il y ait eu des contacts entre techniciens. Mais mon gouvernement décide, et j’aurais aimé avoir des contacts politiques. Reste que le projet français relève du domaine des autoroutes françaises. Mais je crois que beaucoup d’arguments plaident en ma faveur. J’habite Ypres, en plus. Aussi longtemps que j’occuperai ma fonction, je ne délivrerai aucun permis rendant possible un tracé entre Callicanes et Ypres (il est élu pour encore 3 ans et demi)
 

– Quel regard portez-vous sur les deux autres familles de fuseaux, qui passent eux du côté d’Armentières?
«C’est une demande française que je suis prêt à étudier. Une étude sera faite sur les alternatives. Si j’exprime mon refus pour le Westhoek, c’est aussi pour clarifier la situation des autres familles de tracés. Quoi qu’il en soit, il me semble que l’E 17 est d’un gabarit européen, via Gand ou Tournai. Les capacités existent donc du côté belge.»