Pas d'A24 dans les Flandres

Réunion du 30 Janvier

Marc-Philippe Daubresse a réaffirmé à Jean-Pierre Bataille et à Jean-Pierre Decool la volonté de la métropole d'accueillir l'infrastructure « On ne change pas les règles après dix ans de discussions ! »

«La métropole n'est pas en train de "refiler le bébé" à la Flandre; c'est clair, net et précis, de ta part comme de la nôtre.

"Ce constat adressé hier par Jean-Pierre Bataille, maire de Steenvoorde, à Marc-Philippe Daubresse, vice-président de la communauté urbaine de Lille (CUDL), à l'issue d'une bonne heure de discussion, devrait d'une certaine manière en rassurer plus d'un. D'autant que les propos tenus lors de cette conférence de presse, initiée également par le député Jean-Pierre Decool et qui faisait intervenir Michel Devos, de Pas d'A 24 dans les monts de Flandre, étaient actés par le sous-préfet de Dunkerque, Alain Perret, resté muet, devoir de réserve oblige.

Le tout en présence de Jean-Marc Gosset, conseiller général, de Jean Delobel, député, de Sylvie Desmarescaux, sénatrice, et de la majorité des maires du canton de Steenvoorde. Danielle Mametz, de Boëseghem, était aussi présente, ainsi que Jacques Wyckaert, président de la FDSEA Hazebrouck. Seule absence à déplorer, celle de Paul Breyne, gouverneur de Flandre occidentale, invité décommandé avec lequel Jean-Pierre Bataille et Jean-Pierre Decool s'étaient entretenus un peu plus tôt.

Une première: le mot n'est pas faible pour décrire cette rencontre entre élus de Flandre et de la métropole lilloise, État, syndicat agricole et association de citoyens. Son objectif? Réaffirmer la volonté de la métropole d'accueillir l'A 24 à proximité de celle-ci.

Et par là même, apporter de l'eau au moulin de l'opposition aux tracés flamands.

«Nous sommes contre l'A 24 dans les Flandres, a martelé Marc- Philippe Daubresse, nous ne l'avons jamais demandée, sollicitée ou étudiée, d'abord parce que ce n'est pas une réponse au problème de trafic.» Et de préciser qu'« on ne change pas les règles après dix ans de discussions», mettant en exergue «l'initiative de quelques maires qui semblent depuis avoir changé d'avis (…). Je suis pour le tracé passant par Béthune et la Chapelle d'Armentières, rejoignant la RN 58 belge par le pont du Badou. C'est le tracé le moins cher et le moins nuisant pour l'environnement, les activités économiques et agricoles, et la santé», a-t-il argumenté.

D'après le vice-président de la CUDL, ce tracé serait réalisable. «Une convention devrait intervenir entre Belges (Wallons et Flamands) et la direction de l'Équipement pour l'étude du tronçon», a-t-il précisé.