Dominique Perben pour l'A24
par le pont du Badou et la RN58

Le ministre UMP a précisé par courrier au député UMP Christian Vanneste que le tracé sur la RN58 en Belgique avait sa faveur. Le maire UMP de Roncq, Vincent Ledoux qui prône cette solution avec les maires UMP de Lambersart (MP Daubresse), Comines (H Ségard), Linselles (J Rémory)  a déclaré à la presse être satisfait et un peu rassuré pour sa vile. V Ledoux désire toujours rencontrer le ministre pour exprimer son opposition ferme au tracé qui passe chez lui. Ceci ne va pas faire plaisir au député PS de Lomme et Armentières, Yves Durand,  et à au conseiller général PS Bernard Haezebrouck qui trouvent odieux le passage par le pont du Badou et évident de s'en tenir au tracé historique.

Le jeu de la patate chaude se durcit, on attend à présent les réactions du président Mauroy et de la maire de Lille Martine Aubry qui sont restés bien silencieux à ce sujet. Les présidents PS de Région et de départements avaient déjà montré leur opposition au financement de l'A24.

Les Verts, l'UDF et le PC ont déclaré être contre l'A24 quelque soit le tracé.

Hervé DIZY (3/03/06)

Réaction de Yves Durand

Yves Durand, le député-maire de Lomme est furieux:
« Je suis scandalisé par la méthode du ministre des Transports alors que la concertation n’est pas engagée... Il confie sa préférence non pas aux élus mais à un député via une lettre !  Et ce sans même en informer le député concerné : s’il n’y avait pas La Voix, je ne saurais pas que la préférence du ministre passe par ma circonscription ! C’est inadmissible. D’autant que pour moi, le choix de pont du Badou est une erreur. »
 

Lettre de réponse de Dominique Perben à Christian Vanneste

Le courrier de Bernard Coisne (La Chapelle)
«Monsieur le ministre,Je suis scandalisé par le fait que vous puissiez annoncer dès le mois de février le choix du fuseau permettant le passage de l’A24; alors que le processus décisionnel prévoyait une concertation publique préalable d’avril à juin 2006 et une décision ministérielle en décembre 2006. Permettez-moi de m’interroger sur la sincérité et les objectifs de la consultation engagée par l’État et sur la prépondérance des actions de lobbying par rapport à la concertation démocratique (…) »
 

Le courrier de Jacques Deruyter (Houplines)
«Monsieur le ministre,
Je me permets de vous faire part de mon profond mécontentement suite à l’annonce que vous avez faite concernant votre choix de fuseau pour le projet de l’autoroute A 24. Je déplore, comme bon nombre de mes concitoyens, le manque d’information et de concertation sur ce sujet. En effet, nous avons découvert dans un premier temps, presque par hasard sur Internet, les différents tracés que les services de l’État avaient élaborés. Suite à la vive émotion suscitée par ces tracés une réunion d’information, à laquelle j’ai participé, a été organisée à l’initiative de M. le Préfet, le 19 janvier dernier à Amiens. Lors de cette réunion, M. le Préfet nous a indiqué que le choix d’un fuseau d’un kilomètre serait pris en fin d’année 2006 après concertation préalable.
Aujourd’hui, j’apprends par la presse, que votre choix est fait. Vous comprenez alors ma surprise et mon mécontentement! À quoi serviront les concertations et autres études à venir?
(…)
 

Le courrier de Michel Pacaux (Frelinghien)
Dans la très longue lettre qu’il a envoyée au ministre, Michel Pacaux ne mâche pas ses mots.
Voici les extraits les plus significatifs de ce texte :
«(…) Vous comprendrez ma surprise et ma colère de constater que des élus parlementaires de plusieurs circonscriptions, dont celles de M. Patrick Delnatte et de M. Marc-Philippe Daubresse, avaient les faveurs du ministère des transports car il se trouve qu’ils sont sur le tracé de l’A1 bis (…) Le tracé de l’A 1 bis a été voté par les communes dans le cadre du Schéma directeur d’aménagement en février1971 et ensuite ratifié et voté par la Communauté urbaine de Lille. Ce tracé historique date donc de 35 ans. Trente-cinq ans où sur ce parcours, personne n’a pu faire d’amélioration, ni construire, ou plus préjudiciable encore, tous les riverains qui n’ont pas retrouvé leur véritable valeur foncière et immobilière au cours de la vente de leur patrimoine sur cette réserve de l’État. Aujourd’hui, d’un coup de baguette magique, on déplace cette infrastructure sur les villes voisines.

 (…) Il ne faut pas s’étonner aujourd’hui du manque de respect vis-à-vis des autorités. Je vous joins d’ailleurs le plan des fuseaux. Jamais, je n’ai vu sur un plan pour une autoroute aussi sinueux quand on regarde bien les fuseaux, le plan côté est et ouest, la ville de Frelinghien et les villes environnantes sont totalement décapitées. (…) Ensuite, votre courrier que vous avez envoyé à M. le Député, Patrick Delnatte, est quand même étonnant car vous préférez le passage de la A 24 au Pont du Badou, je pense que cela n’est pas correct car vous influencez cette orientation. Je pensais que le ministre des transports était tenu à un certain devoir de réserve.

(…) Nous allons nous retrouver aujourd’hui avec la 222; la rocade de la Lys qui vient de la A 25 (projet prévu par le département et Lille Métropole communauté urbaine qui sera réalisé dans les 5 ans); l’autoroute. Donc trois routes sur 950 mètres. Je trouve quand même cela un peu scandaleux. (…) Les préjudices seront considérables pour beaucoup de familles qui ont consacré toute une vie de travail pour bâtir leurs maisons (M.Pacaux évoque également le cas des maraîchers, horticulteurs, agriculteurs et aviculteurs).»